Manifeste

pour la dépénalisation encadrée du pentobarbital de sodium et le droit d’accès individuel des malades à un suicide propre

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L’adoption par les députés en seconde lecture, de la loi Claeys / Léonetti, marque en France la victoire d’un lobby « pro-life », alliance objective du religieux, du médical, et du pharmaceutique, pour interdire aux malades en fin de vie le droit à disposer d’eux-mêmes.
Contrairement à la déclaration faite par le Président de la République à l’issue du vote en première lecture, cette loi ne constitue pas une étape vers l’accès des malades à l’euthanasie active ou au suicide assisté, mais marque une fin de non-recevoir définitive de la part d’une communauté de médecins et de soignants qui ne s’est jamais remise du vote de la loi sur l’IVG il y a 40 ans.
Ce constat nous amène aujourd’hui à reconsidérer la nature du combat à mener pour la liberté de mourir, non plus simplement « dans la dignité », mais celle de mourir « tout court », contre l’enfermement dans la survie tel que cette nouvelle loi veut nous y condamner. Il faut désormais que ce combat pour notre dernière liberté change d’objectif, change de nature et change de moyens, tant cette victoire des « pro-life » est une défaite de la démocratie, une défaite de la raison, et surtout une défaite de l’humanisme.
Face à ce triple déni des valeurs citoyennes, il ne reste plus à ceux qui défendent la liberté de mourir de leur vivant que le choix de se tourner vers le Législateur et lui demander une loi qui encadre la dépénalisation des produits létaux comme le pentobarbital de sodium, déjà utilisé en France pour l’euthanasie vétérinaire, et en Suisse pour le suicide assisté.
Cet encadrement ne doit en aucun cas introduire d’instance médicale ni de critères médicaux qui conditionnent son élaboration, sa mise en œuvre, et ses procédures d’application. Seuls des critères administratifs objectifs doivent désormais être pris en compte. Il y va du choix de société dans laquelle nombre de citoyens, attachés à l’humanisme des Lumières, veulent vivre et veulent mourir en hommes et femmes libres.





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